Olivier Gaillard
Député de la 5ème Circonscription du Gard

Au national
Ci-dessous, vous trouverez une lettre ouverte adressée Stéphane Travert que j'ai co-signée en tant que membre du groupe d'étude vin, suite à la parution de l’enquête de la DGCCRF révélant que 10 millions de bouteilles de rosés ont été vendues comme des vins français.
 
 

Monsieur le Ministre,

10 millions de bouteilles de rosé francisées, c’est l’un des chiffres chocs qui ressort de l’enquête menée par la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes).
Depuis quelques jours, de nombreux articles se sont fait l’écho d’une situation déplorable que la viticulture française, premier secteur agricole français en valeur, et les consommateurs de vin du pays subissent de plein fouet : des millions de bouteilles et de cubis de vin étranger ont été vendus comme du vin français. La raison se trouve dans un étiquetage parfois frauduleux, toujours ambigu, dû à une législation incomplète.
Les autres chiffres de l’enquête de la DGCCRF ne sont pas moins éloquents :

  • Dix millions de bouteilles de rosé espagnol maquillées en vin français
  • 70 000 hectolitres de vin concernés
  • 22 % des établissements visités en 2016 présentant des anomalies
  • 40 % de vins étrangers présentés dans un rayon censé vendre du vin français
  • Un prix d’achat de 0,34 €/litre pour le vin espagnol, contre 0,90 €/litre pour le vin français

Face à cette pratique commerciale délibérément trompeuse, des amendements portés par les députés Philippe Huppé et Alain Perea à l’Assemblée nationale et par le sénateur Henri Cabanel, avaient pour objectif simple d'imposer que le lieu de production du vin figure clairement sur le champ visuel de l'étiquette "visible au moment de l'achat, sans avoir à retourner la bouteille".
Ces amendements ont été votés par la majorité des députés, contre l’avis du Gouvernement et du rapporteur du texte lors de l’examen en première lecture du projet de loi « pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine et durable ». Après l’examen du texte au Sénat et l’échec aujourd’hui de la commission mixte paritaire, ces amendements seront présentés à nouveau en seconde lecture dans l’hémicycle.
Comme vous avez soutenu les amendements portés par Philippe Huppé concernant la nécessité d’imposer le lieu de production sur les cartes des restaurants, nous vous demandons, Monsieur le Ministre de soutenir les amendements qui visent à imposer que le lieu de production apparaisse sur l’étiquette, de manière claire.
Nous vous prions de bien vouloir croire, Monsieur le Ministre, en notre respectueuse considération.

Copyright : Orange actu


Articles similaires

Réalisation & référencement Simplébo

Connexion

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'installation et l'utilisation de cookies sur votre poste, notamment à des fins d'analyse d'audience, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée.