Olivier Gaillard
Député de la 5ème Circonscription du Gard

Mes questions écrites
"M. Olivier Gaillard interroge M. le ministre de l’Agriculture sur des problématiques générales affectant sans distinction les filières, afin d’obtenir des éléments d'information sur la stratégie de son ministère et ses actions à venir pour y répondre : rénovation de la PAC, rapprochement des réglementations qui impactent le plus la concurrence entre les pays producteurs. Cette question appelant ainsi le Ministère à argumenter sur la cohérence qu'il souhaite établir entre ces stratégies, qu'il peut faire avancer au niveau communautaire, et les actions qu'il est susceptibles de mener en vertu de sa compétence propre : répondre aux cas de "sur réglementation", simplification du droit (des règles et procédures), création d'outils de gestion des risques.
Le constat très problématique est que la rémunération des agriculteurs est aléatoire, sur fond de volatilité des cours internationaux, de distorsions de réglementation et de concurrence. Durant sa campagne, l’actuel Président de la République Emmanuel Macron, a annoncé les axes de la politique agricole de l’État. Ont été évoqués, la nécessaire réforme du droit européen pour permettre aux producteurs de peser davantage dans les négociations avec les industriels de l’agroalimentaire ; l’objectif d’une rénovation de la PAC par la création d’outils de gestion des risques (épargne de précaution individuelle permettant de surmonter la baisse des prix de vente ou l’assurance climatique, par exemple) ; et non moins que le rapprochement des régimes fiscaux et sociaux entre les pays producteurs.
La situation du monde agricole n’est plus acceptable et révélatrice d'insuffisances de l’Union Européenne. Or, l’Union Européenne n’avance que par ses États membres. Faute de consensus trouvé entre États membres sur la régulation des marchés, la PAC est devenue une politique de moins en moins commune. La flexibilité entre piliers, les interventions budgétaires et réglementaires décidées par les États membres en témoignent. Au final, faute d’harmonisation des normes fiscales, sociales, faute de consensus sur la régulation des marchés agricoles, les États en sont réduits à faire des arbitrages budgétaires entre les dotations qui ne permettent plus de répondre à la baisse du revenu des activités agricoles, laquelle résulte d’un cumul de causes face auxquelles les fonds publics ne peuvent lutter s’ils se limitent à compenser les surcoûts pesant sur les agriculteurs.
Il lui demande des renseignements, un état des lieux, sur les progrès et/ou blocages dans les négociations au niveau européen en matière de rapprochement des normes, de régulation des marchés agricoles. S’agissant de l'amélioration des outils de gestion des risques, axe d'amélioration de la PAC, il souhaite connaitre les mesures que le ministre prévoit de faire adopter. Enfin, pour ce qui relève davantage de la réglementation nationale, il serait opportun de soulager les agriculteurs du poids des procédures. Par exemple, s’agissant de la construction de réserves d’eau, des procédures complexes, en grande partie liées au « verdissement de la PAC », rigidifient et empêchent bien souvent des initiatives qui pourtant iraient dans le sens d’une gestion plus efficiente de l’eau, plus adaptée au changement climatique. L'exécutif actuel a témoigné de son attachement à la simplification du droit et des procédures, devenus trop souvent handicapantes. Il lui demande donc que soit fait état des suites que le Gouvernement souhaite donner à l’objectif qui consiste à répondre aux cas de “sur réglementation” qui contraignent excessivement et inutilement les agriculteurs au regard des intérêts environnementaux à défendre."

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