Olivier Gaillard
Député de la 5ème Circonscription du Gard

À l'Assemblée Nationale

Ce matin, j'ai questionné Adrien Taquet, secrétaire d'Etat auprès de la Ministre de la santé, sur le zonage visant un meilleur accès aux médecins généralistes, et sa méthode d’élaboration.

Un zonage qui dans bien des cas est incompréhensible car incohérent avec les réalités que l’on observe à l’échelle du large territoire des Cévennes gardoises, où la médecine rurale est littéralement en voie de disparition, comme les services publics, les entreprises …

Comment s’étonner après que l’on invoque l’obligation d’installation, tant tout semble être fait pour que ces territoires en souffrance soient mis en concurrence, et désertifiés de toute activité ?

Les professionnels et élus locaux, pourtant premiers concernés, ont été placés devant le fait accompli par l’ARS. Ils se sont retrouvés face à un zonage conçu selon des critères préétablis par l’Agence, sans avoir été associés au choix de la méthode.

C'est pourquoi j'ai demandé s'il en sera autrement lors de l'élaboration du prochain zonage, avec une véritable participation des professionnels et des élus. Enfin, j'en ai appelé à une profonde révision de cette méthodologie.

Retrouvez également en vidéo la réponse du secrétaire d'Etat ainsi que ma réaction par laquelle j'exprime ma volonté que la piste d'une obligation d'installation soit envisagée lors des discussions prochaines du projet de loi relatif à l'organisation du système de santé.

19.02.19 O. Gaillard méthodologie du zonage régional d’amélioration de l’accès aux médecins

Retrouver ma question en intégralité :

Merci Monsieur le Président,    
Madame la Ministre,
Je souhaite vous exprimer les raisons de la vive inquiétude partagée, par les professionnels, élus et patients, de voir perdurer le zonage actuel visant un meilleur accès aux médecins généralistes, et sa méthode d’élaboration.
Un zonage qui dans bien des cas est incompréhensible car incohérent avec les réalités que l’on observe à l’échelle du large territoire des Cévennes gardoises, où la médecine rurale est littéralement en voie de disparition, comme les services publics, les entreprises … Comment s’étonner après que l’on invoque l’obligation d’installation, tant tout semble être fait pour que ces territoires en souffrance soient mis en concurrence, et désertifiés de toute activité ?
Quand on se penche sur la méthode de zonage, on ne peut que s’interroger sur la pertinence de l'utilisation par l’Administration, de données de 2015, pour effectuer la sélection nationale, de même que pour estimer la part régionale.
Dans l’ensemble des Cévennes gardoises, où la médecine rurale est littéralement en voie de disparition, c'est une majorité de communes qui se trouvent privées de classement prioritaire, et donc des mesures les plus incitatives à l’installation. Pour quel motif ?     

Le bassin alésien, par exemple, est classé de la même manière que Montpellier alors que la nature de l'offre médicale et les besoins ne sont en aucune mesure comparables. Le Pays viganais n’est qu'en zone complémentaire, alors que ce territoire est en grande fragilité à court terme. La population est vieillissante, les temps de trajets conséquents, l'offre de soins en tension avec le volume de la demande qui croit du fait du vieillissement. Même constat pour le bassin de Saint Jean du Gard ou de Sauve où le nombre de médecins est passé de sept (il y a quinze ans) à trois actuellement.
Dans le même temps, d'autres territoires ruraux, et des Quartiers Politique de la Ville, bénéficient du classement en Zone d'Intervention Prioritaire alors que les inégalités sociales et de santé n'y sont pas significativement supérieures. Se surajoute à cela, l'avenir incertain des zones de revitalisation rurale.
Les professionnels et élus locaux, pourtant premiers concernés, ont été placés devant le fait accompli par l’ARS. Ils se sont retrouvés face à un zonage conçu selon des critères préétablis par l’Agence, sans avoir été associés au choix de la méthode. Pour le prochain zonage en sera-t-il autrement ? Le Ministère compte-t-il véritablement faire participer les acteurs de terrain. Enfin, comptez vous engager une profonde révision de cette méthodologie ? Soyez assurée que les parties prenantes l’appellent unanimement de leurs vœux, et qu’elles vous soutiendront dans une telle démarche.


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